Archives mensuelles : janvier 2014

27 janvier 2014 – C’est louche

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Nous sommes en station au dessus du site TAG.
Vents : Force 6
État de la mer : agitée 

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A peine arrivés sur le site TAG, Victor est mis à l’eau, en compagnie de l’ascenceur qui contient entre autres équipements la sonde SALSA. Les premières manipulations sont pour la chimie et la microbiologie (prélèvements de fluides dans les bouteilles titane, et prélèvement de fragment de cheminée).

Le site hydrothermal TAG

Le site hydrothermal TAG

Assez rapidement, un problème se manifeste : Victor louche, et à l’oeil coincé en haut à gauche. Sachant que c’est son « oeil principal » qui permet de filmer ses manipulations, c’est comme s’il était aveugle. La décision est donc prise de le remonter.

Une fois à bord, il s’avère que le problème est bénin : un cable s’est coincé, empêchant les mouvements de la caméra. En quelques minutes, c’est réparé, et Victor est remis à l’eau. C’est aussi l’occasion de s’apercevoir qu’il s’approche parfois un peu trop des fluides chauds !

Un petit coup de chaud

Un petit coup de chaud

Sur le fond, un créneau est bloqué pour établir un scénario de plongée pour la « Nuit des abysses« , qui aura lieu demain. Et ensuite commencent 10h d’exploration, à la recherche de sites inactifs dans les environs. Le site TAG est plus simple que Snake pit : il consiste essentiellement en une grosse montagne active depuis 40000 ans.

A bord , on attend les premiers échantillons, et c’est également la répétition générale de la « Nuit des abysses« . La liaison en visioconférence est établie entre le Pourquoi pas ? l’Ifremer Brest et l’UPMC à Paris. Les réglages son et images sont affinés, tout fonctionne.

Répétition générale de la Nuit des abysses

Répétition générale de la Nuit des abysses

On doit ensuite tester le direct avec Victor. Comme celui-ci a momentanément la caméra hors-service, ce sont des images des caméras de sécurité qui sont envoyées. Là encore, tout fonctionne. Nos seules craintes viennent des coupures de la liaison satellite en raison d’une antenne défaillante.

26 janvier 2014 – Sic transit gloria mundi

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Distance parcourue depuis le départ : 1461 milles marins
Vents : Force 7
État de la mer : forte

Journal

Journée de transit. Tout le monde en profite pour préparer les manipulations pour les jours à venir, et également pour se reposer un peu (après tout, nous sommes dimanche !). Comme à chaque fois que Victor n’est pas à l’eau, on en profite pour faire de la bathymétrie pour cartographier la zone de la façon la plus complète possible.

Dans l’après-midi, une réunion est organisée avec toute l’équipe scientifique pour planifier les plongées sur le site TAG que nous atteindrons demain matin à 4h. Le planning est serré et les manipulations nombreuses, avec de fréquentes montées et descentes de l’ascenseur.

Réunion de préparation des plongées sur le site TAG

Réunion de préparation des plongées sur le site TAG

Une plongée bathymétrie MMR est également prévue. Comme expliqué dans l’article « Un dimanche au bord de la mer » il s’agit de faire des relevés à partir de Victor, à environ 50m du fond et non plus du bateau. Ca permet une cartographie bien plus fine une fois les données traitées.

A titre d’exemple, ci-dessous la même zone de Snake pit en trois résolutions différentes : à gauche, la cartographie dont nous disposions en début de mission, au centre, la cartographie après traitement des données recueillies depuis le Pourquoi pas ? à droite, la cartographie après traitement des données recueillies par le module MMR de Victor.

La même zone, avec 3 résolutions différentes

La même zone, avec 3 résolutions différentes

Merci à Anne-Sophie et Pierre pour le travail abattu pour nous fournir ces rendus.

25 janvier 2014 – Dernier tangage à Snake pit

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Nous sommes en station au dessus du site Snake pit.
Vents : Force 6-7
État de la mer : forte 

Journal

Aujourd’hui, c’est le dernier jour sur le site Snake pit. La mer ne s’est toujours pas calmée, et les récupérations de l’ascenseur sont toujours « sportives ». Après un dernier tour de prélèvements d’échantillons, VICTOR part en exploration à la recherche d’éventuels ensembles hydrothermaux inconnus sur Snake pit. En effet, la bathymétrie MMR (cf « Un dimanche au bord de la mer« ) a permis de mettre à jour des zones susceptibles d’abriter des sources hydrothermales. Malheureusement, seul un site inactif est repéré.

De cette dernière plongée, Victor et l’ascenseur ramènent des échantillons faunistiques variés, et également des prélèvements de fluides par Pepito v2.0. Un problème de torsion des poches, en raison des courants, a été repéré qui empêchait le bon remplissage de celles-ci. Notre équipe de choc, formée de Laurent et Philippe, s’est donc penchée sur ce problème. Si tout n’est pas encore parfait, les améliorations sont très notables, et les échantillons bien plus conséquents.

L’équipe écologie examine donc nasses et carottes sédimentaires, les dissections des crevettes en vue d’études d’ADN se poursuivent, et les géologues jouent de la scie sur les roches draguées il y a 2 jours).

Lénaick tamise le sédiment du carotteur lame

Lénaick tamise le sédiment du carotteur lame

La fin de journée est consacrée au repêchage des 2 pièges à particules (pour capturer des larves) largués à l’arrivé sur le site Snake pit. On déclenche à distance leur remontée, et ils regagnent la surface grâce à leurs flotteurs. En théorie. En effet, le deuxième ne fera jamais surface et reste bloqué entre deux eaux à environ 300m de profondeur. Vers 22h, la décision est prise de l’abandonner, le temps étant compté, et le bateau commence un nouveau transit vers son deuxième site d’étude : TAG. Nous l’atteindrons dans 167 milles marins.