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2 février 2014 – Il y a comme une odeur

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Vents : Force 5-6
État de la mer : peu agitée 

Journal

La journée commence avec un très beau lever de soleil pour accueillir l’ascenseur. Victor suit peu après. Il était temps, une panne électrique le rend complètement inopérant en toute fin de plongée. Il remonte donc grâce à ses flotteurs, et sa récupération est plus ardue du fait qu’il ne peut pas être finement piloté pour l’aligner avec le bateau.

C’est une bonne journée pour le département écologie, qui récupère plusieurs boites d’échantillons, ainsi que quelques bols. Du coup, c’est l’effervescence au labo.

C'est l'effervescence au labo écologie

C’est l’effervescence au labo écologie

La pèche a été relativement bonne, puisqu’on trouve dans les échantillons anémones, vers Chaetopteridae, ainsi qu’un crabe Segonzacia mesatlantica. Les dissections ne sont pas rendues faciles par les mouvements du bateau. Malgré cela, Lénaick arrive à extraire un ver de son tube.

Lénaick extrait un ver Chaetopteridae de son tube

Lénaick extrait un ver Chaetopteridae de son tube

Sur le pont, on prépare les dragues biologiques et géologiques, qui dureront jusqu’en début de soirée. Malheureusement, elles s’avèrent décevantes. On ne gagne pas à tous les coups !

Dans le conteneur chimie, Jean-Pierre s’occupe de vider une bouteille titane. Les prélèvements chimie sont effectués au plus près de la source hydrothermale, idéalement à l’intérieur de la cheminée afin de récolter le fluide le plus pur. Ce fluide est stocké dans une bouteille en titane, et subit ensuite toute une série d’opérations. En effet, le but est d’analyser les gaz contenus dans ce fluide. Pour cela, toute uns chaîne de traitements est mise en place.

Chaîne d'extraction et d'analyse des gaz des fluides hydrothermaux

Chaîne d’extraction et d’analyse des gaz des fluides hydrothermaux

D’abord on sépare le gaz du fluide, avant de le refroidir, puis de le stocker dans un flacon d’analyse, qui sera alors connecté à un micro-chromatographe. Cette machine analysera la nature des gaz, et le résulta apparaitra sur un écran d’ordinateur, le tout dans une infecte odeur d’oeuf pourri, signature olfactive du sulfure d’hydrogène.

La réparation de VICTOR bat son plein, et durera une partie de la nuit. Le problème se situe au niveau de la laisse, ce câble de 250m qui le relie au lest. Finalement il pourra partir pour sa dernière plongée vers 4h du matin.