Cécile Cathalot

Cécile Cathalot

Post-doctorante en Chimie marine. Laboratoire Environnement Profond
Originaire de Provence
28 ans (mais 29 sur la campagne)

Rôle/mission(s) à bord

En tant que chercheur en biogéochimie marine, mon rôle sur la mission BICOSE sera la caractérisation biogéochimique des environnements hydrothermaux. Ainsi, mon activité se focalisera sur la quantification de certains paramètres physico-chimiques, essentiels à l’activité chimio-synthétique des écosystèmes étudiés : pH, alcalinité, température, oxygène, sulfures, méthane, métaux, carbone organique.

J’effectuerai ces mesures au niveau des assemblages faunistiques, afin de décrire précisément leurs habitats, mais également le long du gradient de dilution du fluide hydrothermal avec l’eau de mer environnante. L’étude physico-chimique du gradient permet d’identifier les processus biogéochimiques mis en jeu, et servira dans un second temps à alimenter un modèle de fonctionnement biogéochimique des milieux hydrothermaux.

Parcours personnel

Après une école d’ingénieur en eau et environnement, un master en océanographie et environnements marins, j’ai réalisé un doctorat en biogéochimie marine au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE) sur le devenir du matériel particulaire du Rhône dans l’océan côtier et l’importance du recyclage benthique sur ce devenir.

J’ai ensuite enchaîné sur un post-doctorat au Pays Bas (NIOZ) centré sur la technique d’Eddy Covariance appliquée aux milieux aquatiques, qui permet la mesure des flux benthiques d’oxygène, et donc une estimation du métabolisme de certains écosystèmes marins non accessibles par les techniques dites « classiques » (cloches benthiques ou microprofils).

J’ai ensuite intégré le Laboratoire des Environnements Profonds, où je suis actuellement et au sein duquel je travaille comme biogéochimiste sur la caractérisation biogéochimique du gradient de dilution du fluide hydrothermal avec l’eau de mer environnante, en lien avec les communautés biologiques présentes.

Qu’est ce qui vous a amené à faire le métier que vous faites aujourd’hui ?

Le métier d’océanographe que j’exerce aujourd’hui est le fruit d’une passion pour le milieu aquatique dans son ensemble (j’ai toujours gravité autour), et du hasard de la vie et des rencontres. C’est ma rencontre avec celui qui allait être mon directeur de thèse et le stage de master 2 qu’il m’a proposé qui ont été déterminants dans mon parcours scientifique. Deux missions galère dans l’embouchure du Rhône et dans un fjord écossais à étudier et mesurer ce qui se passait sur le fond et c’était scellé ; je serai océanographe et j’étudierai la biogéochimie marine!

Avez-vous déjà participé à d’autres campagnes ?

Oui !! Dont 3 sur des navires de l’IFREMER (Congolobe et BioBaz sur le PP ?, et Iguanes sur l’Atalante), mais également plusieurs sur le navire côtier Téthys de l’INSU, et des navires océanographiques étrangers (Polarstern, H. MØsby et Pelagia) qui m’ont permis d’explorer des environnements variés.

Qu’amènerez-vous de personnel à bord ?

De la crème solaire, des livres et mon mp3 !