Valérie Cueff-Gauchard

Valérie Cueff Gauchard

Ingénieure microbiologiste. Laboratoire de Microbiologie des Environnements Extrêmes (LMEE, UMR 6197)
Originaire du Finistère, une vraie bretonne pure souche
35 ans

Rôle/mission(s) à bord

Je vais étudier de façon générale la symbiose chez Rimicaris exoculata mais aussi chez les 4 espèces de crevettes Alvinocarididés des 2 sites explorés. Pour cela, je vais récolter des spécimens de chaque espèce de crevettes : adultes, juvéniles, et larves et œufs si on en trouve. Puis je vais disséquer les pièces buccales et celles du tube digestif. Je vais également conditionner des échantillons environnementaux associés (cheminée, eau) pour rechercher les communautés de bactéries libres adjacentes. Différents types de fixations seront effectués en fonction des expériences qui seront menées au laboratoire. Des extractions d’ADN et d’ARN seront effectuées à bord. Par ailleurs, des incubations sous pression de certaines crevettes seront effectuées à bord avec des substrats marqués et différentes sources d’énergie potentielles afin d’étudier le métabolisme des bactéries associées et le transfert de molécules chez l’animal.

Parcours personnel

Après un DUT en Biologie appliquée obtenu à Brest en 1998, j’ai été embauchée d’abord en intérim et CDD pendant 2 ans, puis en CDI dans mon laboratoire actuel comme technicienne supérieure de laboratoire. Puis, au bout de 8 ans, j’ai repris mes études dans le cadre de la formation continue en Master 1 puis en Master 2 de Biologie Fondamentale et Appliquée à Brest.

Depuis l’obtention de mon Master 2 en 2008, je suis ingénieur microbiologiste et je travaille principalement sur les interactions entre les communautés microbiennes et les animaux des environnements extrêmes (sources hydrothermales, coraux profonds, suintements froids des marges continentales).

Qu’est ce qui vous a amené à faire le métier que vous faites aujourd’hui ?

A l’IUT, la microbiologie m’intéressait particulièrement. Une connaissance de mes parents m’a orientée vers un stage de fin d’études dans la recherche marine en microbiologie à la Station Biologique de Roscoff. J’avais pour charge de décrire une nouvelle espèce bactérienne issue d’une source hydrothermale. Je me suis alors passionnée pour ce domaine mais j’étais loin d’imaginer que je pourrais en faire mon métier. Deux mois plus tard, j’étais recontactée par un de mes professeurs d’IUT car un laboratoire à l’Ifremer recherchait un technicien en CDD avec mes compétences acquises durant mon stage. Ma candidature a été retenue pour un remplacement de longue durée, et un CDI a ensuite été créé au laboratoire durant mon CDD, poste sur lequel j’ai été recrutée. Donc au départ, c’est une orientation due au hasard transformée très vite en passion, et aussi la chance d’avoir été au bon endroit au bon moment. Je me rappelle de cette phrase dite à ma mère lors de mon entrée à l’Ifremer : « Tu te rends compte ? Non seulement j’adore ce que je fais mais en plus je suis payée pour !!! ».

Avez-vous déjà participé à d’autres campagnes ?

Oui, j’ai participé à 7 campagnes océanographiques hauturières : 6 missions françaises dont 3 sur l’Atalante avec le ROV Victor 6000 (Atos 2001, Exomar 2005, Momar08 2008), et 3 sur le Pourquoi Pas ? (2 avec le ROV Victor (Bobeco 2011, Biobaz 2013) et 1 avec le Nautile 6500 (Momardream 2007)) et 1 mission japonaise sur le Yokosuka avec le Shinkai 6000 (Sweep Vent 2004).

Qu’amènerez-vous de personnel à bord ?

Une bonne dose d’énergie et d’humour, mais aussi du Guronsan pour les coups de mou, des photos de mes jumelles, mes doudous de voyage, quelques livres de Maxime Chattam, de la musique de tous styles dont de la zumba pour mettre à contribution les moments de creux pour rester en forme et se défouler. Et pourquoi pas un petit chat (un vrai, un vivant) si j’arrive à l’embarquer discrètement…